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Kpalimé que faire · 9 min

Que faire à Kpalimé et dans la région des Plateaux ?

Kpalimé se visite pour ses reliefs : le mont Agou, point culminant du Togo à 986 mètres, les plantations de café et de cacao du plateau de Kloto, et les villages accrochés aux versants. C’est la partie verte et fraîche du pays, à environ 120 kilomètres de Lomé.

On monte à Kpalimé pour changer d’air, au sens propre. La ville est posée au pied des monts du Togo, et il suffit de quelques centaines de mètres de dénivelé pour que la moiteur de la côte s’efface. Le matin, la brume s’accroche aux crêtes et met plusieurs heures à se lever. C’est un paysage qu’on n’associe pas spontanément à l’Afrique de l’Ouest, et c’est précisément pour ça qu’il vaut le détour.

Peut-on monter au mont Agou ?

Oui, et c’est l’excursion principale de la région. Le mont Agou culmine à 986 mètres : c’est le point le plus haut du Togo. Une route goudronnée dessert une partie du versant, ce qui permet d’en faire une sortie accessible même sans être marcheur, puis de finir à pied. Les villages échelonnés sur la pente — on les traverse un à un en montant — sont au moins aussi intéressants que le sommet lui-même.

La vue porte loin par temps clair, jusqu’à la plaine et, dit-on sur place, jusqu’au Ghana. Il faut y être tôt : à partir du milieu de matinée, la brume de chaleur ferme l’horizon la plupart des jours.

Les crêtes boisées de la région des Plateaux au lever du jour, noyées dans une brume dorée, avec des palmiers au premier plan sur les hauteurs de Kpalimé
Les plateaux au-dessus de Kpalimé au petit matin. La brume se retire par bandes successives, et c’est le meilleur moment pour monter.

La cascade de Kpimé vaut-elle le détour ?

Cela dépend entièrement de la saison, et il faut le savoir avant de partir. Un barrage hydroélectrique construit en amont capte l’essentiel du débit : en saison sèche, la cascade de Kpimé est souvent réduite à un filet, voire complètement à sec. Des voyageurs font la route et trouvent une paroi de roche nue.

En saison des pluies, en revanche, elle retrouve de la hauteur et de la force, et la montée jusqu’au sommet à travers la végétation est belle. Quand la période ne s’y prête pas, nous proposons plutôt la cascade de Womé, plus régulière parce qu’elle n’est pas captée, et accessible par une marche courte dans la forêt.

Que voit-on d’autre autour de Kpalimé ?

  • Le plateau de Kloto et ses plantations de café et de cacao, où l’on suit le trajet de la cerise au grain séché
  • Le château Viale, une villa perchée bâtie dans les années 1940 sur une crête au-dessus de la ville
  • Les ateliers de batik et de sculpture sur bois, une spécialité locale ancienne et toujours vivante
  • Le marché de Kpalimé, plus calme et plus lisible que ceux de Lomé pour une première approche
  • Les villages perchés du versant, atteignables par des pistes courtes depuis la route principale
Un village accroché au flanc du massif de Kloto près de Kpalimé : toits de tôle rouge entre les manguiers, la crête boisée du mont Agou en arrière-plan
Un village du plateau de Kloto. Les maisons suivent la pente, et les parcelles de café s’intercalent entre elles.

Combien de temps y rester ?

Deux nuits sont le bon format. Une seule oblige à choisir entre le mont Agou et le plateau de Kloto, alors que ce sont deux journées distinctes et qu’aucune des deux ne gagne à être expédiée. Avec deux nuits, on garde aussi la marge nécessaire pour décaler une sortie si la brume ne se lève pas.

Depuis Lomé, comptez environ 120 kilomètres. La route est goudronnée sur l’essentiel du trajet, mais la durée dépend surtout de la sortie de la capitale : mieux vaut partir tôt.



Questions fréquentes

La saison sèche donne les meilleures vues depuis le mont Agou, mais les cascades y sont au plus bas. La saison des pluies fait l’inverse : les chutes reprennent de la force, la végétation est spectaculaire, mais l’horizon est plus souvent bouché. Il n’y a pas de mauvaise période, seulement des arbitrages différents.

Non. Une route goudronnée dessert une partie du versant, ce qui permet d’adapter l’effort : on peut faire la majeure partie en véhicule et terminer à pied, ou marcher davantage en traversant les villages de la pente. À 986 mètres, l’altitude ne pose aucune difficulté particulière.

Techniquement oui, environ 120 kilomètres séparent les deux villes. Mais la journée sera essentiellement une journée de route, avec une seule visite au bout. La région mérite qu’on y dorme au moins une nuit, et deux de préférence.

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